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Championnat de France 3 000m Miramas

19 fevrier 2021

Athlétisme. À Miramas, Guillaume Ruel a payé pour apprendre

Aux Championnats de France en salle à Miramas, dans une course débridée, Guillaume Ruel n’a pu faire mieux que 4e de la finale C du 3 000 m.

Guillaume Ruel, concentré au départ de sa finale du 3 000 m vendredi soir à Miramas

Guillaume Ruel, concentré au départ de sa finale du 3 000m vendredi soir à Miramas

 

Guillaume Ruel (Stade Olympique du Maine) ne s’attendait certainement pas à une course aussi débridée que cette finale C du 3 000 m des championnats de France en salle ce vendredi soir à Miramas (Bouches-du-Rhône). Le jeune Clément Girard prenait un départ ultra-rapide, largement sous les 8' pendant plus de 800 m, obligeant Guillaume Ruel à partir certainement un peu trop rapidement, d’abord pour s’extraire du peloton puis pour ne pas laisser le fuyard trop loin devant. Mauvaise pioche car après un premier kilo avalé en 2’45 (base 8’15), Guillaume commençait à fléchir progressivement, franchissant la mi-course en 4’11 puis le 2e kilomètre en 5’38. Et s’il revenait bien sûr le fuyard initial, il se faisait passer et déposer par deux autres coureurs : « C’était vraiment très compliqué de trouver sa place dans le peloton et j’ai perdu beaucoup d’énergie dans le premier kilo à bien me placer. C’était particulièrement nerveux et je pense que je manquais de repères pour mieux courir tactiquement. »

Envie d’y regoûter

Les efforts consentis sur la première partie de course allaient se payer cash : « J’ai vraiment eu beaucoup de mal à partir du 1 500 m et pendant quasiment un kilomètre. Je réussis à relancer un peu dans le dernier 400 m mais le chrono reste en deçà de mes objectifs, c’est un peu le regret quand même », analyse l’étudiant en 5e année de pharmacie. Mais Guillaume veut surtout garder le positif de cette expérience hivernale sur la piste : « Je n’ai quasiment aucune expérience sur piste alors me retrouver à faire 15 tours en salle, c’est forcément formateur. Et puis je travaille ma vitesse, ce qui me sera forcément bénéfique sur la route, même si je n’exclus pas de retourner sur la piste cet été ». Mais la route garde sa préférence, fidèle à la tradition familiale, son papa Stéphane étant vice-champion d’Europe des 24 heures en 2018.