Article B.A.Coutances

Ultradéchaîné

Stéphane RUEL à l'ultr'Ardèche: mezencroyable !

stphardche5.jpgVous n'êtes pas obligés de connaître le Mont Mézenc (1749 m) mais avez-vous entendu parler du Mont Gerbier de Jonc (1551 m), la source de la Loire ? Ces 25-26 mai, Stéphane RUEL était par là, pour participer à l'ultra-trail de l'Ardèche. Un parcours sur une unique boucle de 216 km dans une des plus belles régions de France (il y a des veinards quand même), au départ d'Alboussière, petite localité près de Valence. Un plateau de 120 concurrents trié(e)s sur le volet, avec du beau monde: plusieurs coureurs au dessus des 240 voire 260 km aux 24 heures, des internationaux sur les 100 km ou les 24 heures... Stéphane, toujours avec comme point de mire l'Ultra-trail du Mont Blanc, est en préparation (si l'on peut dire...). Parti pour essayer de bien figurer tout en se faisant plaisir il remporte l'épreuve en 23 h 07', battant le record de l'année passée de 52 minutes et devançant son second de 2 heures 30...

 

Après avoir mené les six premières heures, puis occupé la 2ème place jusqu'aux douze heures de course, il redouble son collègue victime de problèmes digestifs, pour ne plus quitter la tête. A une moyenne de 9,3 km/h, Stéphane finit donc sur les bases de 224 km aux 24 heures, mais avec durant l'épreuve un dénivelé de 4320 m ! Certes direz-vous il est monté, et après il est redescendu: mais d'une part les pentes frisaient parfois les 15 %, et même une descente à ce degré est physique. Le parcours n'était pas le même que pour les 24 h du Confluent le 8 avril ! Comme dit le slogan de la course, 216 km de souffrance et de bonheur, mais ce week-end là Stéphane semble avoir trouvé une sorte d'état de grâce. Enchaînant les kilomètres avec aisance et sans douleur, il a réussi là encore une performance de premier rang. Chacun sait que la forme n'est pas facilement constante, la vigueur régulière, et la réussite variable, en particulier dans ces épreuves au long cours. C'est donc un tour de force d'aligner plusieurs réussites depuis deux mois, du marathon aux 24 heures !

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Mais l'autre côté de l'épreuve, c'est le plaisir de parcourir des paysages superbes, et de traverser des villages aux noms évocateurs, entre autres Antraigues, la retraite de Jean FERRAT (on constate bien « que la montagne est belle »), Vernoux en Vivarais... Le GR 420 serpente entre les crêtes et Stéphane escalade (toujours sur du bitume, pas de chemins ce coup-ci) les derniers contreforts des Cévennes. On est entre Valence et Le Puy-en-Velay ! Un départ à 6 heures du matin, et toutes les conditions météo en 24 heures: pluie, neige, froid, vent, et peu de chaleur malgré la date... Le minimum d'altitude est à 316 m, et le Mezenc ou le Gerbier de Jonc exigent des coureurs des tenues de secours et de multiples accessoires (ce serait presque l'art des choix...). Comme souvent, il faut se changer pour s'adapter à l'effort et aux variations de la météo. C'est entre autres là que le suiveur intervient en soutien... Et puis s'il existe une compétition, la règle est l'entraide: c'est le regret qui domine lorsque l'on dépasse un adversaire malade ou blessé, qui est avant tout un compagnon de l'effort. Cette fois-ci Stéphane, malgré l'impression d'avoir accompli une des plus dures épreuves de sa carrière de fondeur, restera sur la satisfaction de la plénitude physique dans le cadre somptueux de l'Ardèche.

 

(T.Desvallé-B.A.Coutances.fr)

 


 

 

 


 

Article VO2 runinlive

 

Stéphane Ruel remporte l'Ultr'Ardèche en 23h 07' pour 216 km

Publié le 27 mai 2013 à 17h38, par Rédaction vo2

En deux éditions, l'Ultr'Ardèche est devenue une belle classique française avec 216 km à couvrir à 6 km/heure. L'ancien cycliste amateur de longue distance, Stéphane Ruel l'emporte en 23h 07'.

 

Et ils étaient tous là au départ de cette Ultr ‘Ardèche avec une préoccupation majeure, les conditions météos. Car déjà peu épargnés lors de la première édition, les 120 inscrits (113 au départ) étaient inquiets quant aux conditions rencontrées avec un froid tenace qui allait mettre à mal les organismes. D’ailleurs le favori, Jean Jacques Moros, caracolant en tête en fera les frais, en abandonnant en laissant filer ces copains de galère, de misère et d’enfer.

Autre inquiétude, l'Ultr'Ardèche sera probablement suspendue l'année prochaine mais la tribu espérait fort autant au départ qu’à l’arrivée, qu'elle reviendra sans trop tarder dans le calendrier des fondus.

Car cette épreuve hors du temps et des modes, connaît un étonnant succès en seulement 2 éditions. Selon Jean Benoît Jaouen, la personnalité de l'organisateur et celle du Maire d'Alboussières au four et au moulin pendant tout le week-end y sont pour beaucoup. A terme avec de la ténacité, car il en faut pour organiser un tel ultra ! cette épreuve pourrait devenir une classique du genre, le fameux Spartathlon qui manque vraiment en France.

La victoire est finalement revenu à Stéphane Ruel, un marathonien qui depuis 4 ans est monté en distance. Et cette épreuve de 216 km, il l’avait particulièrement bien préparé. Déjà l’an passé, il avait aligné 9 ultras dont trois 24 heures et trois 100 km. Cette année, il remettait le couvert en ce printemps avec un marathon (Mont St Michel en 2h 50’), deux 100 km en 8h 03’ et 7h 39’ et un 24 heures avec 230,951 km (son record personnel). Du gros volume pour aborder cet ultra dans un programme dantesque. Mais question volume rien ne fait peur à Stéphane Ruel ancien cycliste qui a déjà participé à Bordeaux - Paris en 2004 et à Brest – Paris - Brest.

Il boucle la distance en 23h 07’ seul au monde, seul en Ardèche alors que Carmen Hildebrandt remporte la victoire chez les femmes en 27h 38’. Finalement malgré la difficulté du parcours, 66 coureurs iront au bout. Quel exploit !

 

> LES RESULTATS :

1 Stéphane Ruel 23:07:00

2 Vincent Bailly Salins 25:40:00

 3 Eric Bonotte 25:49:00

4 Guilhen Dubourdieu 26:03:00

5 Philippe Warembourg 26:44:00

6 Bertrand Cochard 26:51:00

7 Patrice Fayol 26:51:00

8 Christian Leroux 27:21:00

9 Jean Claude Poret 27:21:00

10 Carmen Hildebrandt 27:38:00 11 Christian Dal Corso 28:14:00 12 Mathieu Veron 28:37:00 13 Fred Talbourdet 28:37:00 14 Laurence Suisse 28:55:00 15 Juan Carlos Pradas 28:55:00 16 Manu Conraux 29:05:00 17 Jean-Claude Paroli 29:08:00 18 Franck Plançon 29:08:00 19 Cyrille Cuny 29:09:00 20 Hervé Bec 29:26:00 21 Pierre Aubery 29:26:00 22 Thierry Viaux 29:55:00 23 Luc Dumont Saint Priest 30:27:00 24 Ludovic Chorgnon 30:27:00 25 Manu da Cunha 30:28:00 26 Jean Servel 30:39:00 27 Pierre Voisin 30:39:00 28 Philippe Rosset 30:40:00 29 Robert Charvin 30:43:00 30 Ronan Leost 31:12:00 31 Pierre Mitev 31:12:00 32 Philippe Ségui 31:12:00 33 Thibaud Cahez 31:12:00 34 Xavier Bertrand 31:26:00 35 Michel Roussel 31:26:00 36 Roger Fuchs 31:41:00 37 Pierre-André Avignon 31:41:00 38 Stéphane Clément 32:44:00 39 Denis Leconte 32:52:00 40 Claude Poly 33:04:00 41 Frédéric Frison 33:10:00 42 Jean Lapeyre 33:10:00 43 Daniel Terranova 33:13:00 44 Armand Asli 33:15:00 45 Jean-Louis Valderrama 33:24:00 46 Viviane Perignon 33:24:00 47 Hervé Gomes 33:47:00 48 Cédric Charvin 33:49:00 49 Jean Girardi 33:51:00 50 François Juignet 33:55:00 51 Christian Repkat 33:56:00 52 Bernard Llagonne 33:56:00 53 Marcel Milin 34:12:00 54 Xavier Mauban 34:14:00 55 Jean-Claude Beaumel 34:34:00 56 Pascal Cury 34:38:00 57 Robert Miorin 34:38:00 58 Said Khala 34:38:00 59 Greg Scotta 34:41:00 60 Fred Pettaros 34:41:00 61 Antoine Pierson 34:42:00 62 Claude Aubry 34:46:00 63 Pascal Perrotin 34:57:00 64 David Daveau 35:24:00 65 Eric Kréa 35:42:00 66 Philippe Poly 35:42:00 (113 partants)


 

 

Article YaNoo.fr

Article YaNoo.fr

L’Ultr’Ardèche : Stéphane Ruel et Carment Hildebrant vainqueurs

La seconde édition de cet ultra a rassemblé 120 coureurs désireux d’affronter ce parcours magnifique, long de 216 km et cumulant 4500 mètres de dénivelé. Si la météo prévoyait de fortes pluies, les concurrents ont avant tout souffert du froid, du vent, de la neige et du relief accidenté, comprenant par endroits des rampes inclinées à 15%.

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Eu égard au niveau élevé des favoris, la lutte pour la victoire s’annonçait passionnante. De nombreux spécialistes de cette discipline tenaient à accrocher ce défi titanesque à leur palmarès.

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Notamment d’ex-internationaux sur 100 km, ou 24 heures, à l’instar de Jean-Jacques Moros, titulaire d’un chrono de 6h51’ sur 100 bornes, second du Spartathlon en 2005 et deux fois vainqueur de la Transe Gaule, Philippe Warembourg, 254 km au 24 heures, Emmanuel Conraux, recordman du monde du Deca Ironman, 264 km au 24 heures, Christian Leroux, 244 km également sur 24 heures et Carmen Hildebrandt, ancienne du team germanique sur 100 km et victorieuse de la Transe Gaule.

A ces noms, il convient d’ajouter pléthore d’outsiders tels Patrice Fayol, Bertrand Cochard, Eric Bonotte, Stéphane Ruel, Vincent Bailly-Salins, Laurence Suisse et Maria Pierre chez les féminines, plus d’autres.

Dès lors, Laurent Brueyre, l’organisateur apparaissait rassuré quant au spectacle qu’assureraient ces nombreux protagonistes.

Rassemblés samedi à 6 heures du matin sur la ligne de départ, les participants ont connu deux bonnes surprises. D’une part, la pluie avait cessé, d’autre part un feu d’artifice offert par le maire d’Alboussière a catalysé en eux l’énergie nécessaire à relever ce challenge.

En dépit des difficultés à accomplir, les leaders ont aligné les 54 premiers km à un rythme supérieur à 12 km/h de moyenne, parce que ce début de course ne présentait pas de réelles difficultés.

A ce point et avant d’attaquer le premier col long de 10 km et menant au Mont Gerbier des Joncs, où la Loire prend sa source, Stéphane Ruel, le Normand de Coutances possédait un avantage de 15’ sur un Jean-Jacques Moros partis très prudemment et préférant opter pour la sagesse.

Sans accélérer, mais fort de sa foulée très aérienne le « Titi parisien » est parvenu à combler l’écart.

Une fois au sommet, entre une température proche de zéro et une tempête de neige, ces deux hommes heureusement accompagnés de suiveurs dévoués ont pu se changer et revêtir une tenue adéquate, permettant de lutter contre le déchaînement des éléments.

Mi-contemplatif, mi-stoïque, Jean-Jacques Moros a simplement qualifié « D’inattendu », ce prélude à l’apocalypse, sans omettre de préciser : « Il y aura de la casse. Tout le monde ne ralliera pas l’arrivée. Cela relèverait de l’exploit »

 

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En apparence facile, Jean-Jacques a pris la poudre d’escampette au 85e km, avant de filer vers le 100e en 9h30’ et d’atteindre avec une marge de 15’ sur son adversaire, le 116e km synonyme de second point d’élimination.

Là, quelque peu soucieux il a voulu s’asseoir et a accepté l’assiette de coquillettes offerte par une bénévole. Le geste lent, sans réel appétit et avec parcimonie, il se forçait à ingurgiter cette nourriture, lâchant entre deux haut-le-cœur : « Ca ne passe pas bien. Comme l’an passé et au même endroit, j’ai mal à l’estomac. Bon, il faut que j’y aille »

Dix km plus loin, en proie à des douleurs gastriques et transi de froid, « JJ » a été contraint de renoncer.

De la sorte, Stéphane Ruel en possession d’une large avance avoisinant les deux heures sur ses poursuivants a naturellement eu à assumer le rôle de chef de file à 75 km du but.

Solide, il ne s’est pas écroulé et a coupé le finish en 23h07’, tout surpris de triompher et heureux de souffler au boss : « Merci, je n’ai jamais vécu une course aussi dure. Merci encore. Je savais que j’avais de bonnes jambes, mais de là à gagner, je n’en reviens pas »

S’il ne pratique la course que depuis 3 ans, cet athlète dispose cependant d’un solide background. Auteur d’une performance de 7h39 sur 100 km et d’un score de 230 km en 24 heures, ce garçon discret ne manquait donc pas des fondations susceptibles de le conduire à la victoire.

Très fairplay, il se montrait presque gêné de l’avoir emporté : « Quand j’ai doublé Jean-Jacques, ça m’a fait mal. Il n’était pas bien. Je lui ai suggéré d’accepter mon Spasfon, mais il n’y avait plus rien à faire. Lorsque j’étais cycliste je détestais vaincre suite à un ennui mécanique d’un concurrent. Là ça correspondait quelque part à ce genre de situation. Et une fois seul devant j’ai refusé d’envisager la victoire, parce que la route était encore longue. Jusqu’au 190e km, ça n’a pas arrêté de grimper. J’ai ramé. Ce n’est que sur la fin que j’ai cru en mes chances »

Désormais, ce compulsif va enchaîner le Raid de l’Archange, 280 km entre le Mont-Saint-Michel et la Pointe de la Hague dans 15 jours, puis l’UTMB, les France des 24 heures et poursuivre à l’infini, happé par la spirale de l’ultra.

Vincent Bailly-Sallins a terminé second en 25h40’ devant Eric Bonotte, 25h49’.

Chez les féminines, l’Allemande Carmen HildeBrandt, 10e au scratch a plié l’affaire en 27h38’ devant Laurence Suisse, 14e et 28h55’

Maintenant, demeure toujours une quarantaine de forçats sur ce bitume ardéchois. Il leur importe de boucler cette boucle en moins de 36 heures, faute de quoi ils seront éliminés.

Sinon, une trentaine d’abondons sont à déplorer. Un chiffre somme toute minime en comparaison de l’aspect herculéen de la tâche, qui attendait ces sportifs.

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Date de dernière mise à jour : 17/09/2013